Présentation du Haut-Rhin
Au 1er siècle avant notre ère, la région est peuplée par les Séquanes (Celtes). Reliée par une route à Lyon, elle jouit durant plus de quatre siècles de la civilisation romaine.
Au début du Vème siècle, elle est dominée par les Alamans puis, moins d'un siècle plus tard, par Clovis, qui soumet et "agrège" l'Alsace à la Gaule franque. Les Francs l'appellent " l'établissement à l'étranger ", en vieux haut allemand alisaz, d'où dériverait le nom "Alsace".La période mérovingienne est marquée par la christianisation. Les Carolingiens confient la gestion de la Haute Alsace à un comte, fonctionnaire royal : la préfiguration du Haut-Rhin est née.
A l'issue du démembrement de l'empire carolingien, le roi d'Allemagne, Henri 1er, s'empare de l'Alsace, qui va connaître alors une longue période de désordre.
Les villes fondées par la couronne du Saint-Empire romain germanique s'émancipent et forment, en 1354, une ligue appelée Décapole.
Au Moyen Age, le pays est bien peuplé, actif et prospère. Le morcellement de la Haute Alsace entre de puissants seigneurs, tels les Habsbourg, donne lieu à de nombreuses guerres privées et invasions étrangères.
En 1515, MULHOUSE choisit de s'allier à la Confédération Suisse.
Le XVIIème siècle marque un grand tournant. La Haute Alsace devient française par le traité de Westphalie (1648), et Louis XIV brise la résistance des villes impériales et défait l'empereur allemand.
Le XVIIIème siècle, longue période de paix et de prospérité, arrime véritablement la Haute Alsace à la France ; la Révolution, avec la naissance du département du Haut-Rhin (1790), scelle définitivement l'union, avec le rattachement de MULHOUSE en 1798.
L'annexion à l'Allemagne en 1870 prive le Haut-Rhin de son élite et de sa jeunesse. 100 000 Haut-Rhinois (sur 459 000) quittent l'Alsace pour la France ou ses colonies. Le retour à la France, en 1918, est vécu dans la joie. La reconstruction n'est pas sans poser de difficultés, que la deuxième guerre mondiale ne va pas résoudre. L'Alsace est soumise à une série d'épreuves cruelles : annexion de fait, intense propagande, régime de terreur, déportation, incorporation de force.
La Libération elle-même n'est obtenue qu'au prix de deux mois et demi de très durs combats, qui sèment la ruine dans tout le Haut-Rhin.
La paix revenue, la volonté et le travail des Haut-Rhinois permettent de relever rapidement le département.
Après de nombreuses décennies de paix, le Haut-Rhin sait qu'il peut trouver dans sa position naturelle - en jouant à fond l'ouverture européenne - ses richesses culturelles et les qualités de ses habitants, des motifs d'espérance pour l'avenir.
GEOGRAPHIE
Formant la moitié sud de l'Alsace, le Haut-Rhin s'étend sur une superficie de 3 525 km2, ce qui le place au 86e rang des départements métropolitains. Département frontière, il est limité à l'est par le Rhin, frontière naturelle avec l'Allemagne, au sud par la Suisse et le Territoire de Belfort, à l'ouest par les Vosges et au nord par le Bas-Rhin.
LE SUNDGAU
Situé au sud du département, il constitue une transition entre la plaine et le Jura suisse. C'est un pays de collines atteignant 600 mètres, au climat rude et humide. La région frontalière caillouteuse (ancien cours du Rhin) est peu fertile. Plus au nord, l'altitude est moindre et un "placage" de loess assez épais fait la richesse des régions de MULHOUSE et d'ALTKIRCH.
LES HAUTES VOSGES
Orientées sud-ouest/nord-est, d'une altitude moyenne de 1 200 à 1 300 mètres (point culminant : Ballon de Guebwiller, 1 424 mètres), le climat y est rude et neigeux. Les rivières qui en descendent ont creusé de profondes vallées recouvertes d'alluvions fertiles.
LES COLLINES SOUS-VOSGIENNES
Constituant la transition entre les Vosges et la plaine, elles sont allongées dans le sens sud-nord, sur une largeur d'environ quatre kilomètres. Les sols calcaires prédominent et l'écran vosgien provoque un climat sec et chaud, ce qui explique l'essor de la viticulture dans cette zone.
LA PLAINE HAUT-RHINOISE
C'est le quart sud-ouest de la plaine rhénane, où deux aspects dominent :
les cônes sous-vosgiens parfois caillouteux, le plus souvent constitués d'alluvions limoneuses favorables à la culture ; les terrasses rhénanes, caillouteuses et très perméables. Dans les dépressions, des limons noirs déposés par les rivières constituent les rieds favorables à l'élevage.


